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Pourquoi les Accompagnant∙e∙s Périnatal∙e∙s accompagnent les accouchements en structure ?

Cette question revient, sous forme de curiosité, de recherche d’informations. Mais aussi parfois, sous forme de reproche : serions-nous « anti-accouchement à la maison » ? La réponse est non, bien entendu.

Nous souhaitons que les femmes et les hommes qui deviennent parents aient le choix, des choix. Accoucher à la maison, en maison de naissance, en maternité de niveau I ou II ou III, en plateau technique avec « sa » sage-femme… Une liberté basée sur des informa-tions complètes et loyales.

Les femmes, les couples, qui font le choix du domicile ont une sage-femme (ou plusieurs selon les cas) de A à Z : le suivi de la grossesse, la préparation à l’accouchement, sa présence à l’accouchement, les suites de couches, la surveillance du bébé pendant environ 1 mois. Oserais-je dire que c’est « idéal » ? Si on excepte quelques ratés (agenda surchargé, transferts obligatoires, empêchements divers, ), c’est enthousiasmant de vivre ce temps de vie avec la même personne (ou 2 personnes), rassurant, apaisant. Et la sage-femme remplit pleinement la part « accompagnante ».

Mais la majorité des parents mettent au monde leur∙s bébé∙s en maternité, avec des soignants qui ne les ont jamais vus et qu’ils n’ont jamais vu. Pour beaucoup, ce n’est pas un souci et ils sont d’accord avec ça. Pour d’autres, c’est plus compliqué. Ils aimeraient avoir auprès d’eux une personne familière, à qui ils ont longuement parlé, avec qui ils ont partagé, à qui ils se sont livrés parfois sur des sujets intimes, lourds, impactants. Un∙e Accompagnant∙e Périnatal∙e.

Pour cela, cela fait bientôt 19 ans que j’ai initié ce métier en France et j’ai toujours pensé qu’il faut se former pour accompagner. Cela ne va pas forcément de soi, il y a des nombreux pièges à éviter pour les futurs parents et pour les acteurs de la naissance.
Adopter une bonne posture se travaille, respecter les professionnels de santé se travaille, ne pas projeter son histoire/expérience se travaille, ne pas croire que l’on sait mieux quel’autre se travaille. La liste est longue. Ce qui est sûr, c’est qu’accompagner les accouchements en structure nous expose en toute transparence, et que les équipes médicales peuvent vérifier cette posture qu’elles apprécient, comprenant l’intérêt pour les parents. Elles comprennent la notion de partenariat en faisant l’expérience d’accueillir un∙e Accompagnant∙e Périnatal∙e lors d’un accouchement dans leur maternité.

Nos démarches de reconnaissances nationales (RNCP-Répertoire National des Certifications Professionnelles et autres, en cours) montrent notre engagement loyal de partenaire social∙e de la périnatalité.

Alors bien entendu, un∙e Accompagnant∙e Périnatal∙e pourrait toujours trouver sa place lors d’un accouchement à domicile. Mais notre choix est clair et fait : nous préférons donner notre disponibilité aux femmes et aux hommes qui mettent leur∙s bébé∙s au monde en maternité.

Vanina CAÏTUCOLI, Fondatrice du métier et de la formation CeFAP